Shade my eyes and I can see you
Parce que ya des fois, on peut pas s'en sortir tout seul. Alors on s'accroche à l'invisible. L'intouchable. L'impossible.
J'aurais pu me droguer à tes mots mais je n'ose plus trop les lire tu sais.
Alors je me drogue à cette fille, celle de la chanson, celle dont tu es tombé amoureux et celle que j'aurais aimé connaitre pour te plaire. Cette fille dont le vert est la couleur.
La couleur de Jenny, elle est noire. Pourtant, elle aurait voulu juste un rayon de soleil pour eclaircir ce noir étouffant, écrasant.
Juste un rayon de soleil..
Sunlight on her eyes
Les yeux de Jenny ne voient plus. Les rêves étouffent, s'étouffent, s'étranglent, m'étranglent.
Et sur scène j'oublie les notes. Et je quitte la scène avant d'avoir terminé mon solo.
J'ai oublié les cours, la danse, le sourire d'un enfant, la brise fraiche sur le visage.. Ces choses si bêtes. Si belles.
Jenny ne vit plus, elle oublie vos sourires et vos mains tendues.
Elle oublie de tendre les mains.
But moonshine made her blind every time
J'ai oublié mes histoires, un monde que je croyais éternel, mais la respiration de Jenny s'étouffe aussi. Perdue dans les tenêbres d'un coeur trop peu prostitué.
Et on est tous des rois sans royaume. Des princesses sans diadème.
Je ne sais plus à vrai dire. J'ai oublié.
Elle est devenue aveugle. Ou aveuglée.
Envy is the bond between the hopeful and the damned
Je le sais bien, mais bordel c'est dur.
Et Jenny veut s'appeller Lyra. Plus tard elle s'appellera Lyra. Elle pourra oublier qu'elle a été Jenny.
Et finalement la chanson se termine. Et la fille supplie le garçon qui vient de lui faire l'amour de rester, supplie le garçon qui se casse pour fumer sa clope.
